Le nu et le vêtu : quand le vêtement soigne


Avril 2017

Judith Nicogossian, docteure en anthropologie bio-culturelle, poursuit son exploration de l’impact des techniques et des technologies sur le corps humain.

Ce mois-ci : tenants et aboutissants anthropo-sociologiques du « smart textile ».


Mon réveil sonne. Lève la tête du Smart pillow, pousse la couette, laisse tomber ma chemisette Beauxrêves à mes pieds. Je jette un œil sur mon casque de nuit qui analyse les signaux cérébraux de mon rythme delta. Ho, une surprise sortie des limbes de mon cerveau reptilien : deux rêves érotiques en sommeil profond stockés sur le Cloud ! Je bloque le partage et regarderai les retranscriptions filmiques plus tard. Jetant un œil distrait sur les activités nocturnes de mon corps modélisé – températures cutanées et rectales, pléthysmographie utérine et passage de l’air au niveau buccal et nasal, tout à l’air bon – haa je baille, j’ai bien dormi.

Nue, je sors de ma chambre, et file à la salle de bains. Je souffle sur le miroir pour contrôler mon gène P53. Pas de cellule cancéreuse en vue. Mon verre d’eau s’allume pour que je boive, deux gorgées, il s’éteint. Aux toilettes, mon taux de sucre et mon poids s’affichent sur le mur. Je n’y prête qu’une attention légère car à ce moment-là, je reçois un signal électrique sur le tatouage électronique cœur de mon sein droit, mon amoureux pense à moi, de Dubaï.

Je me lave les dents à toute vitesse sans prendre le temps de visualiser ma dentition sur Smart Phone, qui bipe sur une prémolaire. Mon implant RFID interagit avec la cafetière, que j’entends dire « bonjour » et qui se déclenche. Je reçois la confirmation d’un rdv chez l’e-dentiste pour 15.00 heures. J’enfile ma chemise anti-pollution, place mes lentilles intelligentes 3D de réalité augmentée pour analyse de mon rythme circadien, une culotte contraceptive. J’hésite un moment pour mettre ma robe gps qui éclaire le haut de mes cuisses ; ce matin, j’interviewe en Hololens RA le cinéaste japonais Oshii Mamoru, sur son chef d’œuvre de 1995, Ghost in The Shell.

***

 

Héritier des objets connectés, le vêtement intelligent s’inscrit dans la structure de l’e-santé ou encore santé digitale. Marché en plein essor, il sert à extraire des informations de santé du corps de chacun, en continu, en engageant une participation éclairée et active de celui/ celle qui le porte, et de façon personnalisée, sans nécessité d’une consultation/ hospitalisation, pour dispenser d’un soin, prévenir des maladies ou encore les prédire.

Soutien-gorge, tee-shirt, foulard, semelles, pantalon, jupe, lunettes, la liste s’agrandit. De façon passive, le vêtement intelligent active le transfert d’informations du corps qui le porte, ou de l’environnement, pour les communiquer à la personne porteuse, à d’autres, ou encore à des systèmes intelligents de traitement des données, via le réseau – contribuant à établir un diagnostic. D’une façon active il peut aussi apporter une réponse directe, réaliser une action – anti-polluante, corriger une mauvaise posture, distribuer un médicament.

Les microcomposants sont directement portés sur le corps (les lunettes) ou intégrés à la fabrication dans nos vêtements (smart textile), dressant une distinction topographique entre « wearables«  (qui peuvent être placés à l’intérieur du corps) – et « bearables«  (que l’on porte sur la peau, comme des vêtements, tatouages ou accessoires). Ils contiennent des senseurs, qui augmentent ou servent de médiateurs aux interactions humaines.

Pourtant ces utilisations soulèvent des questions au sujet de la protection de données à caractère personnel, du respect de la vie privée, et dans cet article, interrogent les points suivants :

  1. Du nu au vêtu, la/les fonction(s) du vêtement ?
  2. Du vêtu au connecté, les applications du smart textile ?
  3. Du connecté au nu, se protéger des technologies ubiquitaires ?


 1-DU NU AU VÊTU

Illustration d’Étienne Leroux

 

L’origine des vêtements véhicule des mythes, des symboles, par exemple, celui religieux de la chute originelle, où l’on réalise soudainement sa nudité, pour la couvrir, de honte.

«  »Elle prit de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus. Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes. […] Le Seigneur Dieu appela l’homme […]. Il répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » » Genèse, 3

Pour l’anthropologue, le vêtement est « l’instrument de la dignité de l’homme et le symbole de sa fonction humaine. » L’habillement part de la formule hominienne ; ouverte sur la socialité, elle n’est pas un besoin intellectuel à parer, mais une relation au milieu, vitale et problématique, par laquelle l’homme se construit comme « homme global« . Ce concept est hérité de « l’homme total » de M. Mauss, qui entend en effet, le caractère indissociable du physiologique, du psychologique et du social. Par l’expression « techniques du corps », le corps est désigné comme le premier et le plus naturel instrument de l’homme, un instrument dont les usages ne sont toutefois pas naturels mais bien l’objet d’un apprentissage.

Pour Leroi-Gourhan, plus qu’il n’est contraint par une appartenance, le vêtement est le « décor vestimentaire de tous les peuples », lieu d’une « insertion affective«  de chacun.

 

Origine des vêtements

L’origine de l’habillement chez l’humain est estimée à plus de 100 000 ans, époque qui coïnciderait avec la perte des poils de son corps – due elle-même aux variations génétiques (des formes archaïques) de l’Homo Sapiens. A l’image de nos ancêtres, nous allions nus, notre peau servait d’interface sensorielle de notre conscience du monde au monde – notamment par le sens du toucher.

Les vêtements possèdent une première fonction de protection de la peau, notamment contre les puces, de nos ancêtres modernes sur le plan anatomique, d’Afrique – puces qui provoquaient des réactions épidermiques, et des démangeaisons, allant jusqu’à la perte des poils et des cheveux, découvrant des plaques de peau, squameuses.

Il y a entre 170 000 et 83 000 ans, en milieu et fin du Pléistocène, ces vêtements ont ensuite rapidement contribué à aider l’homme moderne – ses fonctions vitales – face aux fluctuations climatiques du temps et de ses différences géographiques, et à renforcer ses développements notamment en rapport à ses nombreuses migrations et face au froid.

Cette fonction de protection en lien à un environnement donne une explication au sujet de la différence culturelle vestimentaire entre les peuples les plus vêtus (sibérien) et les peuples les moins vêtus (namibien) et les matériaux utilisés (peau de renne ou peau de chèvre) – mais ce n’est pas tout.

Le vêtement n’est pas seulement le produit du rapport de l’homme et de son environnement. Toutes les sociétés en ont fait usage en tant que moyen de communication. Après les découvertes ethnologiques des premiers matériaux, l’évolution des techniques et des prouesses technologiques, le vêtement se reconnait en tant que signe social porteur de sens, au travers de ses représentations historiques, de la mode – et de ses études sociologiques – véritable objet de fabrication d’un système culturel, normatif. Chez les Maasaï, les couvertures possèdent des motifs et des couleurs différentes en fonction du statut, du sexe et de l’évènement. Le vêtement peut aussi exprimer la question de filiation.

Le vêtement figure dans la rhétorique développant les stéréotypes imagologiques des peuples. Le vêtement est un objet social. « Un vêtement dans une société et une société dans un vêtement. » En 1530, Érasme pense le vêtement comme étant le « corps du corps ».

La première acception, est celle qu’il donne au corps de mode, puis comme marqueur d’identités ; enfin, paradoxalement comme brouillant cette dernière sous l’effet des transferts de pratiques vestimentaires entre les sexes, les groupes sociaux et les nations.

« Dans son rapport au corps et dans le jeu des influences internes ou extérieures à une société donnée, le vêtement pose la question des identités dont il est, sans doute, le premier marqueur visuel. »

Le corps vêtu rappelle et souligne aux yeux de chacun que celui-ci n’est pas celui-là dans une « dialectique du même et de l’autre ». Rabelais rappelle alors :

« l’habit ne fait poinct le moine, et tel est vestu d’habit monachal qui au dedans n’est rien moins que moyne, et tel est vestu de cappe Hespanole qui en son couraige nullement affiert à Hespagne ».

Le vêtement est un objet social détourné, lieu d’une esthétique de l’existence en tant que type de communication (non-verbale) intelligible, acte volontaire, conscient, qui nécessite un code de signes communs pour afficher une norme culturelle, un statut, une mode, un privilège, ou encore le reflet d’un imaginaire singulier.

 

2-LE VÊTU CONNECTE

« Beau, souple, respirant, agréable à porter, il doit pouvoir supporter les lavages en machine« , le vêtement intelligent est l’objet d’une véritable mode connectée, engageant de nombreux designers, dont les connaissances sont combinées à celles des professionnels de la santé et des chercheurs, à des fins fonctionnelles et esthétiques.

Illustration d’Étienne Leroux

La technique et les technologies du smart textile

Depuis les premières inventions du wearable computer, l’interaction vestimentaire homme-ordinateur implique un effort de recherche de modularisation, avec des composants de plus en plus miniaturisés et de moins en moins énergivores. Portée par le principe du « cut and sew«  (couper et coudre), la fabrication du matériel est divisée entre pièces conductrices et non-conductrices. De même, l’intégration de senseurs et d’actuateurs, de contact, d’intégration et de communication, doit présenter 4 types de modalités, la pression résistive, capacitive, la bio-impédance et le bio-potentiel – car le tissu est en contact avec la peau.

Les objectifs de recherche pour la surveillance en santé, développés dans le cadre du projet européen Simpleskin, sont d’élaborer un système de capteurs qui décryptent les activités musculaires du cou– et qui ne doivent pas irriter la peau.

Le smart textile fait subir des contraintes technologiques aux vêtements, en lien avec la fabrication double du matériau, du tissu et des composants, et ce de deux façons :

  1. composants électroniques associés aux composants mécaniques des matières, pour une extensibilité recherchée mêlant les fils polymères et ceux de matériaux conducteurs (ex. argent et cuivre) ;
  2. imprégnation et enduits pour diffusion de médicaments à travers la peau (protection antimicrobienne, anti-mauvaise odeur, soin des blessures).

Ces recherches incluent donc différentes spécialités, celle de la production du textile, de l’ingénierie électrique, de l’intégration de l’électronique aux textiles, du design interactif des textiles, mais aussi de l’interaction homme-ordinateur et potentiellement du soin.

 

Les formes des différents vêtements et accessoires portables avec senseurs :

  1. Tee-shirt (surveillance cardiaque, musculaire, pulmonaire, cérébrale, fluides corporels, conductance cutanée, suivi des mouvements, déglutition, hydratation, nutrition, diabète, crises d’épilepsie; anti-pollution, géolocalisation, connexion WIFI)
  2. Maillot de bain (anti-pollution)
  3. Soutien-gorge (détection cancer du sein)
  4. Semelles (équilibre)
  5. Chaussettes (diabète)
  6. Google Glass
  7. Foulard (anti-pollution)
  8. 3D-printed smart eyeglasses (optique, analyse des rythmes circadiens)
  9. Oreiller connecté (bonne posture, aider un public dément à communiquer)
  10. Echographevalidé par la FDA et marquage CE (obstétrique, dépistage et suivi de maladies, médecine d’urgence)
  11. Bracelet (analyse de sueur : diabète, mucoviscidose ; montrer des émotions : battements de cœur, vibrations, sudation)

 

De l’information au toucher électronique

En plus des fonctions de protection, d’être « l’instrument de la dignité humaine », et de communication sociale, le smart textile se propose de faciliter les échanges suivants :

  1. d’informations – qu’elles soient des données de santé (monitoring des fonctions vitales, rythme circadien, nutrition, suivi des mouvements) ou de géolocalisation ;
  2. d’action (distribution de médicament, anti-pollution, distribution wifi) ;
  3. l’exploitation d’un sens comme le toucher (en tant que vibration).

Le smart textile permet ainsi le remplacement et/ou la complémentarité du geste humain, par exemple médicalisé, par l’emploi intégré et la prise de mesure en continu de capteurs de mesure en tout genre – comme pour l’enregistrement salvateur des crises d’épilepsie.

 

Le commerce: the warables!

Bzzz comme business ? Glissement sémantique du wearable au warable, présentant des produits très commercialisés comme l’illustrent les nombreux concurrents de montres connectées – dites de bien-être – avec une prévision des ventes qui atteindrait les 126,1 millions en 2019.

« Le textile est omniprésent dans nos vies, il couvre le corps humain et les objets, il sert aussi à des applications industrielles. Utilisé de façon quotidienne par les individus, le tissu intelligent devient un médium prometteur pour monitorer, extraire des informations et permettre l’interaction. » (O. Amft)

Le design et la conception industrielle du vêtement intelligent représentent un marché – ex. Google a annoncé un partenariat avec Lévi Strauss, pour faire des tissus conductibles – et pourraient contribuer à sortir l’industrie du textile de la crise.

 

3-DU CONNECTE AU NU

Rappelons l’intention en innovation de la santé d’E. Zerhouni « [d’] évoluer de l’actuel système sickcare (« soins de maladies ») vers un vrai système healthcare (c’est-à-dire « soins de santé ») ».

Suivant les avancées de la médecine des 5P (personnalisée, participative, préventive, prédictive et prouvée), des rêves de santé électronique émergent. Ainsi pour T. Cosgrove, directeur de clinique :

« Quand je pense à l’hôpital du futur, je pense à un groupe de personnes assises dans une pièce remplies d’écrans et de téléphones »

 

Le physicien M. Kaku sonde l’avenir de la médecine, radicalement transformée grâce aux puces, et aux micro-nano-miniaturisations des dispositifs :

« à l’avenir, nos habits et notre voiture agiront après un accident au 1er signe de blessure. Le système appellera une ambulance, localisera notre position, présentera votre dossier médical complet, alors que même nous serions inconscients. Il deviendra difficile de mourir seul faute de secours. Nos habits décèleront la moindre irrégularité de notre rythme cardiaque, de notre respiration, ou de nos ondes cérébrales, par le moyen de minuscules puces tissées dans nos vêtements. Et dès lors que nous serons habillés nous serons connectés.« 

 

La deuxième peau

Ces circuits intégrés miniaturisés, qui contiennent des informations, prélevant et diffusant des données en réseau, servent à augmenter l’être humain. Pourtant, s’ils contiennent de façon rationnelle des données de santés, et facilitent le soin, ils impliquent aussi, loin d’une société utopique, des effets secondaires et pervers en termes de société, une traçabilité clandestine de la vie privée, une réduction du champ d’action en conformité à la norme, des attaques d’usurpation (spoofing attacks*), devenant dès lors le lieu incontournable d’une réflexion éthique sur ces technologies de surveillance.

Le Major dans Ghost in the shell, entend et voit en-dehors de son champ de vision, possédant une peau de cyborg qui lui permet un camouflage thermo-optique, d’être indétectable à la température et donc invisible. Elle augmente son champ d’action quand elle est nue – non pas pour arrêter l’exposition à la connexion mais au contraire pour empêcher une attaque de géolocalisation, une « datafication » émanant d’autrui. Grâce à sa peau cyborg, elle augmente son pouvoir ; ses vêtements la gênent, la rendant trop visible. Dans le blockbuster récent tiré de l’animé, Scarlett Johanson incarne le Major, portant une deuxième peau, craquelée, confortable et souple, incarnant la nudité – au moins pour cacher la sienne aux spectateurs du Grand écran.

Illustration d’Étienne Leroux

 

Le vêtement a toujours possédé une fonction de seconde peau correctrice pour réaménager l’anatomie corporelle en la cachant, en l’ajustant ou en l’hypertrophiant. La vision futuriste du  vêtement intelligent serait celle d’un médecin ubiquitaire** intégré. Une peau cyborg en quelque sorte. Grâce à ces technologies savamment mêlées au tissu –  on rationalise la santé. Ce faisant, on réduit inévitablement le champ d’action de l’individu plongé dans un diktat de la norme, qui le rend passif et le destine à consommer cette seconde peau.

Cette dernière fait face à des paradoxes, en proposant des fonctionnalités comme le contact, le toucher, la perception de la chaleur, comment ne pas perdre son ressenti ? A l’ère du digital, s’impose une réflexion sur la violence du toucher, son exploitation par vibration : comment un signal électrique, bzz, peut-il traduire une émotion ? (Ne devrait-on d’ailleurs différencier le keep in touch du keep in click ?) Des termes comme « simple skin » ou « smart skin », apparaissent pompeux, au regard de la peau naturelle, dont les vêtements ne présentent finalement qu’une approche fonctionnelle réductionniste.

 

CONCLUSION

« L’homme est une création du désir, non pas une création du besoin. »

La Psychanalyse du feu, G.Bachelard

 

Le smart textile associé au data est le reflet d’une certaine imagination du comportement de l’homme moderne (éduqué = connecté), répondant à deux applications principales de l’usage des données massives (Big Data), les usages commerciaux et logistiques et les applications politiques. Considérons qu’il intègre la logique d’une approche biomédicale innovante à accompagner la vie naturelle en bonne santé.

Alors, il n’est pas exclu que ces bearables puissent aussi avoir des effets sanitaires dangereux, en rapport aux ondes émises dangereuses – le confort aujourd’hui devient de s’isoler de ces expositions ; ainsi un caleçon propose de protéger les hommes de l’infertilité due aux ondes.

De même, la réduction du champ d’action par la quantification normative et l’intrusion de la norme dans chacune des sphères du privé évoque beaucoup … sauf une société dont on pourrait rêver. Enfin, demeure un risque de perte de la qualité de la relation de communication homme-homme dans des scénarii de dégradation de la figure humaine pour un modèle homme-machine systématisé.

Imaginez, suivant le philosophe Sadin, « chaque individu connecté relégué au statut de producteur de données – collectées et virtuellement mises en relation – alors que rien ne semblerait plus échapper à l’analyse omnisciente et granulaire des Big data modifiant l’expérience humaine », dans un monde qui  « s’institue comme une sorte de MÉTA-DONNÉE unique et universelle rendue intelligible en temps réel par les Big data » . De cette vision moderne et paroxystique, des outils du quantified self, c’est-à-dire de la mesure de soi, il dénonce un « bio-hygénisme algorithmique« . [Appelant l’ensemble de la société à mettre en crise la norme du modèle numérique dominant qui monétise chaque espace de la vie.]

Gardons une veille scientifique nécessaire à œuvrer à la protection des espaces de vie, et l’évaluation des usages (CNIL). Faisons valider les vêtements connectés « santé », suivant une méthodologie d’évaluation avant commercialisation ; de même, songeons à pouvoir désactiver les processus de prise de données – et pouvoir s’isoler des ondes – avec un droit de préemption pour l’humain et son ressenti – face aux comptes de la machine.

***

Le saviez-vous ?

La nouvelle norme deviendra-t-elle de se dévêtir ? Déjà, l’initiative australienne de partager une nage, nus, possède une valeur thérapeutique (The Sydney Skinny Event) ; ou encore, l’engouement international pour la chevauchée new-yorkaise de métro d’une journée sans pantalon

 

Judith Nicogossian


* Rend caduque l’organisation autour de l’identification radio

** En zoologie : un être vivant dont l’aire de répartition est très étendue. En biologie : qualifie une molécule pouvant se trouver dans tous les différents types de cellules d'un être vivant

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